Et si le blues sortait de ses frontières avec Seth Augustus ?

Piqure de rappel pour les malheureux qui auraient manqués la diffusion de la rencontre, mardi 10 novembre 2009 dans Art Scénique et Bonnes Nouvelles.
C'est un lundi midi gris et humide qu'est invité dans nos locaux Seth Augustus. Avec un plaisir pas dissimulé du tout, il revient deux ans après un premier passage pour un set planant et une interview fascinante la veille de son concert au 1929 mercredi 11 novembre à 21h.
Seth Augustus est un de ces artistes qui font voyager, qui donnent envie de prendre son baluchon pour découvrir un autre monde, une autre culture, un(e) inconnu(e) qui nous attend là bas, loin dans le temps et l'espace.
Il n'hésite pas à puiser dans le passé de son pays natal, avec une passion particulière pour le blues (31 sec) :
La voix qui fait penser autant à Holin' Wolf qu'à Captain Beefheart est très surprenante (1min 25) :
On sent aussi un free jazz en élévation grâce à une musique traditionnelle provenant de contrée méconnue.
Son goût pour la République de Tuva et sa culture y sont sans doute pour quelque choses (2 min 51) :
En plus d'une culture, il en a ramené un igil... (2 min 31)
Mais d'où vient ce songwriting si particulier, où les mots s'entrechoquent (par le son et le sens) et semblent former une danse hypnotique venu d'un marais poisseux du Mississipi (2 min 38) ?
Par exemple l'excellent To the Pouring Rain (1 min 35) :
La chanson (4 min 55) :
Si vous voulez prolonger l'expérience, son premier album In The Pouring Rain est dans les bacs.
Et aussi, rendez vous sur son myspace, son site et le site du label naxoprod.